
La configuration la plus développée à ce jour dans le transport combiné fleuve-route porte sur le pré ou post acheminement de conteneurs par le mode fluvial entre un port maritime et un port intérieur fluvial. Le mode fluvial assure le transport principal entre le port maritime et son hinterland où une reprise est assurée par route jusqu’à destination finale.
Parallèlement, la compétitivité du mode fluvial et la modernisation des techniques logistiques associées permet le développement de services strictement nationaux reposant sur l’utilisation d’unités de transport intermodal (UTI). Enfin, le recours à des caboteurs maritimes dits “fluvio-maritimes” permet de relier directement des ports intérieurs entre eux et des ports intérieurs avec des ports maritimes séparés par une mer.
Depuis dix ans, le transport combiné fluvial connaît une forte croissance. En France, cette dynamique s’observe sur l’ensemble des bassins de navigation : Seine, Rhône-Saône, Rhin, Moselle et Nord – Pas-de-Calais. En 2008, près de 400 000 EVP ont emprunté les voies navigables en France, soit une multiplication du trafic par 3 en une décennie.
On distingue trois types de transport combiné fleuve-route :
La configuration la plus fréquente est l’acheminement des conteneurs maritimes par le mode fluvial entre un port maritime et un port fluvial. Le pré ou post-acheminement est effectué par route ou, plus rarement, par rail. Dans ce cas, le transport combiné se situe dans le prolongement de lignes maritimes utilisant des navires porte-conteneurs.
Un autre type de chaîne, bien que moins fréquent, se développe. Les marchandises, chargées au départ des usines ou des entrepôts dans des conteneurs ou caisses mobiles sont acheminées par route (ou par rail) vers un terminal fleuve-route. Ces UTI sont transférées et acheminées par barge jusqu’au terminal de destination. Après avoir été transférées à nouveau sur un ensemble routier, elles sont livrées chez le destinataire.
